Un Chatbot CNV - Communication Non Violente

  Click here to see the article in english >>

Oui, vous pouvez apprendre plus vite à surfer le flux d'empathie grâce au Chatbot Mister Giraffe ! Saluez-le en disant "Hi!" pour démarrer la conversation (attention, il ne comprend que l'anglais pour l'instant) :

 

Il se peut que votre navigateur empêche l'affichage des messages du Chatbot (c'est apparemment le cas pour l'application Mozilla Firefox sur Android). Dans ce cas, je vous recommande d'essayer avec un autre navigateur. Si cela ne fonctionne toujours pas, essayez de le paramétrer différemment ou envoyez-moi un message à : girafflow@gmail.com

Une question ? Un mot doux ? Envoyez-moi un message à : girafflow@gmail.com

Origine du projet

La CNV fut découverte suite à des conflits familiaux. Je me suis, en effet, intéressé à la médiation / diplomatie, ce qui m’a conduit à la découverte de principes efficaces de communication, exposés par Marshall Rosenberg. Ayant également remarqué les pensées teintées de violence envers moi-même qui me traversaient, je me mis à la recherche de solutions afin de favoriser l’auto-compréhension / l’auto-empathie. 

L’idée d’un algorithme basé sur les méthodes du Dr. Rosenberg fit son apparition.

Cela a commencé par la programmation de messages en anglais ayant pour fonction de répéter, sous forme de question, le sentiment et le besoin que j’indiquais. Pourquoi en anglais ? Pour profiter de règles d’orthographe plus simples.

Une sensation inopinée

Je disais par exemple : « je me sens triste, car j’ai besoin de progresser »

Et il me répondait : « est-ce que tu te sens triste, car tu as besoin de progresser ? »

Je répondais : « oui ! »

Et cela suffisait pour me donner une certaine dose de compréhension, tel un antidépresseur. J’étais étonné par le sentiment agréable qui émergeait en moi suite à la compréhension que je recevais ! Rien qu’en demandant à un « robot » de répéter un sentiment et un besoin…

C’est alors qu’une pensée me vint : 

« Si les messages que ce robot m’envoie suffisent à m’apporter une certaine compréhension et me faire ressentir ce soulagement… que se passerait-il si je le rendais accessible à ceux qui ont besoin de cette compréhension, mais ne la trouvent pas dans leur entourage ? »

Naissance d'un projet

Cela marqua la naissance du projet Empatech (l’empathie par la technologie).

En conséquence, ce projet vise à aider ceux qui veulent apprendre plus vite l’empathie ainsi que l’auto-empathie en envoyant des messages instantanés à un Chatbot empathique disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Un but

Dans cette optique de rendre accessible le programme aux autres, je me suis mis à l’améliorer. 

Des améliorations progressives

Au fil du temps de nouvelles idées me vinrent. Par exemple : pour mieux apprendre les sentiments, l’utilisateur pourrait simplement envoyer un smiley pour obtenir une liste de sentiments représentatifs du smiley, puis choisir le mot qui s’en rapproche le plus. De même pour les listes de besoins. Une autre idée consistait à proposer des liens vers du matériel d’apprentissage (livres, jeux…) afin de mieux satisfaire le(s) besoin(s) que l’utilisateur indique.

Ensuite, au fur et à mesure de l’approfondissement des concepts de Marshall Rosenberg, un module servant à effectuer des observations a pu être créé. 

Traiter les jugements violents

Par la suite, la découverte d’une autre notion me suggéra de traiter de manière différente les sentiments de colère, de culpabilité, de honte et de dépression. En effet, ces sentiments sont apparemment créés à partir de jugements violents envers les autres ou envers soi-même. Jugements basés sur des croyances issues du principe de dualité « gentil / méchant », « bon / mauvais », « beau / moche », « bien / mal ». Je me suis donc amusé à insérer un module permettant d’identifier la pensée / le jugement qui provoque un tel sentiment, afin de trouver le(s) besoin(s) cachés, exprimés derrière le jugement.

La finalité étant : dès que l’utilisateur se concentre sur le besoin (caché derrière le jugement), il cesse de se haïr ou de haïr les autres, et laisse place à un sentiment plus doux, comme la tristesse ou la peur de voir ce besoin insatisfait. 

Par ailleurs, cela irait dans le sens du principe suivant : « il est plus facile et agréable de donner à quelqu’un qui est triste ou qui a peur, qu’à quelqu’un en colère ». Apprendre à transformer cette colère en tristesse ou en peur participerait donc à créer une meilleure qualité de relation avec les autres en cas de grand conflit avec de fortes émotions.

Objectif partiellement atteint

Ce « Chatbot » nouvellement créé est encore en phase de test et n’est disponible qu’en anglais pour l’instant. Si vous désirez le tester vous le retrouverez tout en haut de cette page !

Une question ? Un mot doux ? Envoyez-moi un message à : girafflow@gmail.com

Pour aller plus loin

Apparemment, Marshall Rosenberg s’était rendu compte de l’importance de changer les systèmes en eux-mêmes – autrement dit, de résoudre le problème à la racine. En effet, lors d'une conférence en Suisse, en 2005, il affirmait :

« Si j'utilise la communication non violente pour permettre aux gens d'être moins déprimés, de mieux s'entendre avec leur famille, mais que je ne leur apprends pas en même temps à utiliser leur énergie pour transformer rapidement les systèmes dans le monde, alors je fais partie du problème. Je suis essentiellement en train de calmer les gens, de les rendre plus heureux de vivre dans les systèmes tels qu'ils sont, donc j'utilise la CNV comme un narcotique. »

Réf. : Livre Say What You Mean: A Mindful Approach to Nonviolent Communication par Oren Jay Sofer, Joseph Goldstein

C’est là qu’intervient le Mouvement "UBUNTU Contributionnisme". Il a été fondé en 2005 par Michael Tellinger, en Afrique du Sud. Aujourd'hui l’initiative est en train de prendre une ampleur importante à travers le monde. Voici la vidéo de présentation du mouvement :

Commentaires

Articles les plus consultés